L’enseignement efficace repose sur deux piliers:

Deuxième pilier: la gestion de la classe

Il s’agit de l’ensemble des règles de vie qui font que nous avons un cadre marqué par le respect. Le but des règles est de créer un climat de respect, un climat protecteur – c’est le job de l’enseignant!

En tant qu’enseignant, vous devez être vous-même très au clair sur les règles: qu’est-ce que vous acceptez ou non? Vous pouvez lister les comportements que vous attendez des élèves, et faire un contrat de classe. Expliquez pourquoi il y a des règles, et quels sont les bénéfices de les suivre.

Il est également important de prévoir des sanctions claires en cas de non-respect des règles. Cela permet d’éviter que l’élève qui suit les règles ne soit pas considéré comme « l’idiot qui suit les règles ».

Les 3 moments de la discipline

Avant: expliquer les règles

Après avoir présenté les règles, demandez aux enfants s’ils ont compris les règles et à quoi elles servent (par exemple: « Qu’est-ce qui se passe si on crie, ou si on se moque de quelqu’un? »).

Pendant: faire répéter les règles

Posez des questions aux enfants pour vous assurer qu’ils ont compris. Vous pouvez discuter en tête à tête avec les enfants qui comprennent moins bien les règles. Repérez les enfants qui ont des difficultés et discutez-en avec lui à part.

Intervenez si une règle n’est pas respectée et signalez-le.

Après: en cas de problème

Si une erreur grave est commise, prenez le temps à la fin du cours pour en discuter avec l’enfant, et donnez une sanction (par exemple: demandez à l’enfant d’aller présenter ses excuses, ou de promettre de mieux se comporter la prochaine fois). Il faut être ferme et ne pas lâcher ce qui a été convenu. En effet, comme nous le dit ‘Abdu’l-Bahá:

Chaque fois qu’une mère constate que son enfant se conduit bien, qu’elle lui fasse des éloges, qu’elle l’applaudisse et réjouisse son coeur mais, si le moindre trait indésirable venait à se manifester, qu’elle conseille l’enfant et le punisse, en utilisant des moyens fondés sur la raison et même, en cas de nécessité, une légère réprimande verbale. Il est toutefois inadmissible de frapper un enfant ou de l’humilier. En effet, l’enfant soumis à des coups ou à des insultes aura un caractères totalement dénaturé.

Sur la même thématique, ‘Abdu’l-Bahá dit aussi:

Il faut enseigner soigneusement aux enfants à être extrêmement courtois et à très bien se comporter. Il faut constamment les encourager et les inciter à atteindre tous les sommets des réalisations humaines, afin que, dès leur âge le plus tendre, ils soient formés à poursuivre des buts nobles, à bien se conduire, à être chastes, purs et sans tache, et qu’ils apprennent à faire preuve de détermination et à agir avec fermeté en toutes circonstances. Qu’ils évitent les plaisanteries et la frivolité, mais s’avancent avec détermination vers leurs objectifs, afin de toujours agir avec détermination et fermeté. La formation en ce qui a trait aux mœurs et à la bonne conduite est beaucoup plus importante que les connaissances livresques. Pour un enfant, il vaut mieux être propre, agréable, bien élevé et avoir un bon caractère, même s’il est ignorant, qu’être impoli, malpropre, désagréable, et cependant toujours plus versé dans tous les arts et toutes les sciences. Cela s’explique par le fait que l’enfant qui sait bien se conduire, même s’il est ignorant, est un bienfait pour les autres, alors qu’un enfant désagréable, mal élevé, est corrompu et peut nuire à autrui, même s’il est instruit. Si, toutefois, on éduque l’enfant pour qu’il soit à la fois instruit et bien élevé, le résultat est « lumière sur lumière ».

La gestion de la classe
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